La Désobéissance d’Andreas Kuppler – Michel Goujon

Editions Héloïse d'Ormesson - 2013

Editions Héloïse d’Ormesson – 2013

La désobéissance d’Andreas Kuppler n’est pas un roman comme les autres. Petit roman pour grande histoire, il vous emmène dans l’Allemagne nazie que l’on connait tous tout en nous la présentant différemment.

On découvre donc le point de vue d’Andreas, journaliste sportif, qui s’interroge, doute et commence à ne plus croire dans le régime. Il ne cherche pas à comprendre, à justifier, il doute simplement et ce doute, le poussera dans ces derniers retranchements, le poussera à franchir des limites qu’il n’imaginait jamais devoir franchir.

Andreas Kuppler est, en somme, un homme tout à fait normal. Marié et journaliste, il a une vie de couple difficile & un travail qui le satisfait. Membre du NSDAP, aryen et allemand, il se met pourtant à douter du bien fondé du régime. Malheureusement, il n’est pas le seul à se rendre compte de ce doute et son manque d’investissement pourrait le conduire vers sa propre fin…

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est tout simplement le fait de découvrir le point de vue d’un personnage qui vit le nazisme de l’intérieur sans être un nazi et avant la guerre. Il ne cherche pas à comprendre ni à justifier les actions mais s’interroge, réfléchit, se pose les bonnes questions. Il n’est pas là pour savoir si c’est bien ou mal, non, il est là pour expliquer des choses, pour expliquer une époque. Grâce à ce roman, on découvre une autre facette de l’Allemagne nazie, une face dans laquelle le peuple adhérait au NSDAP par peur pure et simple…

Mais comme le dit si bien Michel Goujon dans son hommage à la fin du livre, comprendre, c’est justifié. Malgré tout, d’une certaine manière, il m’a fait comprendre ce que je refusais de voir : je ne veux pas comprendre pourquoi ils ont fait ça, pourquoi ils ont tués tous ces gens. Et au fond… qui peut le vouloir ? Il est impossible de comprendre pourquoi un être humain en tue un autre.

Ce livre m’aura emporté dans la vie d’Andreas et la fin.. La fin est tellement triste et prometteuse à la fois. D’un côté, j’ai envie d’en savoir plus sur la vie d’Andreas et de l’autre, je me dis qu’il a fait ce qu’il devait faire et qu’il sera quelqu’un de bien.

Je finirais juste sur un grand MERCI à Michel Goujon pour ce livre, pour cette lecture qui m’a beaucoup plu et qui a su me transporter dans une période de l’histoire qui est difficile à conter.

Un livre simple pour un contexte dramatique mais un livre original qui tire son épingle du jeu grâce à un axe politique plutôt que guerrier. Il s’agit donc d’un véritable moyen de découvrir autrement cette guerre meurtrière en découvrant ce qu’il s’est passé avant qu’elle arrive.

Un roman à lire si l’on s’intéresse de près ou de loin à la seconde guerre mondiale ! 😉

Retenez bien cela, madame : la Gestapo a tous les droits.

Ma critique sur Babelio

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