La French, de Cédric Jimenez

La French

Résumé :

Marseille. 1975. Pierre Michel, jeune magistrat venu de Metz avec femme et enfants, est nommé juge du grand banditisme. Il décide de s’attaquer à la French Connection, organisation mafieuse qui exporte l’héroïne dans le monde entier. N’écoutant aucune mise en garde, le juge Michel part seul en croisade contre Gaëtan Zampa, figure emblématique du milieu et parrain intouchable. Mais il va rapidement comprendre que, pour obtenir des résultats, il doit changer ses méthodes.

Bande-annonce :

Mon avis :

Impossible de ne pas vous parler de mon coup de coeur cinéma de 2014. Une année bien riche en séances sur grand écran, où j’aurais pu découvrir des films bons, d’autres moins bons et d’autres encore excellents. Des comédies, de la SF, de la Fantasy, des films d’animation, du polar, des Disney… J’ai vu des films qui m’ont bouleversé, d’autres qui m’ont bluffé, mais aucun n’a su conquérir mon coeur comme l’a fait La French. A part peut être Interstellar, mais ce film est clairement à part. Et La French, j’en attendais beaucoup. Vraiment beaucoup. Et pourtant, je me suis retrouvée éblouie, fasciné, scotché et sans voix tant Cédric Jimenez a su exploser toutes mes attentes et me faire savourer ces 2h15 de film qui auraient pu durer encore des heures pour moi.

La French Connection, c’est une affaire que beaucoup de juristes et d’étudiants juristes connaissent. Pour ma part, elle a fait partie de ces grands cas qui m’ont fasciné quand j’étais au lycée et m’ont donné envie de faire du droit, si bien que je connais plutôt bien le sujet et que j’avais un petit peu peur de la façon dont le film allait traiter de cela. Cédric Jimenez allait-il prendre le parti de nous montrer seulement le travail du juge Pierre Michel, ou aussi l’envers du décor, la mafia, la peur, la vie de famille ? Les événements n’allaient-ils pas être dénaturés ? Les acteurs à la hauteur ? Et finalement, j’ai été comblé. Par l’ambiance, les acteurs, le scénario, les choix de Cédric Jimenez, et le duo Dujardin/Lellouche…

Se replaçant dans les années 70, forçant le trait jusque dans la bande-originale, La French nous entraîne dans cette sombre affaire de trafic de drogue et de mafia que l’obstination d’un juge finira par faire tomber. On vit 2h15 dans une ambiance tantôt angoissante, tantôt palpitante, admiratifs devant la folie de deux hommes qui se sentent obligés de s’affronter. Et en ne prenant pas parti pour l’un des deux camps, Cédric Jimenez donne de la force et de l’émotion à son film. On découvre au fil des minutes la vie de ce juge, puis de Gaëtan Zampa, qui sombre petit à petit dans la terreur et la paranoïa. Avec des rôles qui leur colle à la peau, Jean Dujardin et Gilles Lellouche sont bluffants, s’imprégnant de leur personnage et leur redonnant vie.

Avec La French, Cédric Jimenez m’a rappelé pourquoi je fais du droit et pourquoi j’aime ça. En redonnant vie à cette affaire, au combat de ces juges, mais aussi en montrant cette réalité peu glorieuse des flics corrompus et de la mafia, ce film m’aura juste donné envie de dire : waouh. Parce que ce fût une claque, et une belle.

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