Olga, la vie d’une juive allemande – Fernando Morais

Olga

Résumé : 

Issue d’une famille bourgeoise juive allemande, Olga Benário rejoint très jeune les Jeunesses Communistes de Munich et devient rapidement une des militantes les plus actives, participant par exemple à l’évasion d’un militant communiste à la vue de tous en plein tribunal. Chargée d’aller au Brésil pour déclencher la révolution qui ferait tomber la dictature de Getúlio Vargas, elle rencontre celui qui deviendra son époux, le célèbre Chevalier de l’Espérance, Luís Carlos Prestes, connu pour avoir mené avec succès une colonne mutinée dans toute l’Amérique du Sud.
Toutefois, l’échec de la mission la conduit dans l’enfer des prisons brésiliennes, où elle apprend qu’elle est enceinte. Malgré l’interdiction de déportation, elle est livrée par le gouvernement brésilien à la Gestapo qui la mène à Ravensbrück, puis à Bernburg. Des premières missions pour le Parti Communiste à l’horreur des camps de concentration, ce témoignage retrace la vie exceptionnelle d’une figure légendaire allemande et brésilienne de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis : 

De temps en temps, j’aime à me plonger dans des romans qui nous dépeignent la vie d’une personne pendant la Seconde Guerre Mondiale. Souvent durs et bourrés d’émotions, ce sont des livres qui nous rappellent l’horreur de cette guerre, mais aussi l’héroïsme de ceux qui y ont participé. Et Olga, fait partie de ces romans dont vous ressortez un peu chamboulé, incroyablement proche de la personne, mais surtout qui vous rappelle toutes les atrocités qui ont été commises durant ces six années.

Toute la première partie du roman est assez « lourde » à lire. Très riches en informations, on découvre une véritable fresque historique qui va plus loin que l’histoire d’Olga seule. On apprend à connaître des personnes clés, les jeunesses communistes, les condamnations, l’exil, etc. Historiquement parlant, il faut reconnaître que c’est très documenté et absolument passionnant : on se retrouve très vite plongé dans la vie d’Olga et de ses camarades, puis des deux amours de sa vie : son mari et sa fille. Tout au long du roman, on sent que c’était une femme forte, indépendante, une vraie battante qui n’a jamais baissé les bras.

Si on se perd assez vite dans une histoire que l’on connait pas, on ne peut tout de même s’empêcher de rester focalisé sur Olga, au point de ne se souvenir quasiment que d’elle et de son combat pour cet idéal qu’elle visait. En cela, c’est une femme admirable : pour son combat, pour gagner, elle était prête à tout, quitte à tout perdre. Et dans un monde dominé par le fascisme, où la torture et la mort sont les maîtres, c’est ce qu’il finira par arriver, avant qu’elle ne décède, gazée par les nazis à Ravensbrück.

Note importante également, ce livre n’est clairement pas à mettre entre les mains de personnes sensibles… Certains passages sont d’une dureté et d’une brutalité telles qu’il m’a fallu poser le livre, pour reprendre mon souffle et m’ôter ces images d’horreur pure de la tête. Pourtant, face à cela, on ne se sent que plus admiratif de ce petit bout de femme qui n’a jamais rien livré jusqu’à sa mort. Un roman passionnant, qui vous entraîne au cœur de l’Histoire pour vous conter l’histoire d’une femme exceptionnelle. Que l’on partage ses opinions ou non.

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