Une putain d’histoire, de Bernard Minier

Une putain d'histoire de Bernard Minier

Résumé :

Une île boisée au large de Seattle…
 » Au commencement est la peur.
La peur de se noyer.
La peur des autres,
ceux qui me détestent,
ceux qui veulent ma peau.
Autant vous le dire tout de suite :
Ce n’est pas une histoire banale.
Ça non. c’est une putain d’histoire.
Ouais, une putain d’histoire…  »

Un thriller implacable

Mon avis :

Bernard Minier est un auteur que j’affectionne tout particulièrement pour sa capacité à nous mettre des claques à chacun de ses romans. Une putain d’histoire est aussi une putain de claque. Imparfait, parfois un petit peu long à mon goût, mais incroyablement passionnant et angoissant. On se plonge dans ce thriller comme on se plonge dans un Chattam ou un Connelly, on le dévore, incapable de lâcher ce pavé de 520 pages rythmé par les questions que l’on se pose et les révélations qui arrivent au compte goutte.

Véritable huis-clos angoissant, l’auteur sème le trouble dans notre esprit en nous entraînant dans un véritable dédale où chaque personnage semble le suspect idéal. Les intrigues se font et se défont jusqu’au dénouement final, en apothéose, qui nous laisse sans voix et nous paraît pourtant si évident… On finit par se dire qu’on aurait du le voir venir, et pourtant, on reste aveugle à cette vérité grâce au talent de Bernard Minier.

Le roman nous parle de l’adolescence, de l’avidité de l’être humain, mais aussi des dangers de ses nouvelles technologies qui nous permettent d’étaler notre vie sur internet, permettant à tout un chacun de tout savoir sur nous. Ces sujets, traité avec beaucoup d’adresse, s’intègre d’autant plus à l’histoire que le personnage principal est un ado un peu marginal pour lequel on se prend très vite d’affection. Mais on parle aussi d’homosexualité, d’amitié, d’amour… Bernard Minier mêle les thèmes, sans hacher le rythme de son intrigue, pour nous entraîner un peu plus dans un labyrinthe d’une complexité phénoménale.

Petit à petit, la pression monte, le suspense devient insoutenable et alors que l’on pense avoir tout compris, l’auteur prend un virage à 180° dans les 50 dernières pages, nous donnant une paire de claques magistrale. On se faire avoir, comme des idiots, et on aime ça. Pire, on en redemande tellement c’est génial et bien vu ! La fin relève, pour moi, du génie et d’un machiavélisme sans fin, nous laissant avec une sensation presque malsaine de satisfaction face à l’évolution de la situation.

Une putain d’histoire, c’est surtout un putain de bon moment. Bernard Minier s’hisse au niveau des grands auteurs de thrillers américains et nous offre une histoire passionnante à dévorer sans modération.

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2 réflexions sur “Une putain d’histoire, de Bernard Minier

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