Room, de Lenny Abrahamson

Room de Lenny Abrahamson

Synopsis :

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Jack, 5 ans, vit seul avec sa mère, Ma. Elle lui apprend à jouer, à rire et à comprendre le monde qui l’entoure. Un monde qui commence et s’arrête aux murs de leur chambre, où ils sont retenus prisonniers, le seul endroit que Jack ait jamais connu. L’amour de Ma pour Jack la pousse à tout risquer pour offrir à son fils une chance de s’échapper et de découvrir l’extérieur, une aventure à laquelle il n’était pas préparé.

Mon avis :

Parfois, dans la vie, on a envie de voir une belle histoire qui nous prend aux tripes et nous touche au plus profond de nous-même. Une histoire qui nous bouleverse, qui sort de l’ordinaire et où les acteurs sont tellement brillants, que le film en devient une vraie claque. Room fait partie de ces films que je ne suis pas prête d’oublier tant il est superbe et terriblement émouvant, sans jamais tombé dans le pathos.
L’histoire, elle est terrible. Enlevée à 19 ans, abusée et enfermée durant 7 ans dans une cabane de jardin, Joy a donné naissance à Jack, son petit garçon dans ces conditions extrêmes. Pour lui qui n’a jamais connu la liberté et le reste du monde, cette jeune femme terriblement courageuse qu’est Joy va tout faire pour donner une vie la plus normale possible à ce petit garçon qui a fait de son environnement son ami. A travers l’amour inconditionnel qu’elle lui porte, Joy fait de son mieux pour rendre la vie la plus simple possible pour Jack, mais aussi pour les protéger de leur geôlier, avec l’espoir de pouvoir s’enfuir un jour.
La force de ce film réside dans ce que Lenny Abrahamson réussit à nous entraîner avec ses personnages dans un univers sombre, lugubre, difficile sans nous étouffer pour autant. On suit Jack et Joy dans leur prison, puis dans leur (re)découverte du monde et des autres alors qu’ils doivent tout (ré)apprendre. Bouleversant tant pour eux que pour la famille de Joy, ce retour à la liberté nous transporte, nous montre combien il est difficile de se réhabituer à une vie normale après tant d’années d’abus et de captivité.
Le jeu de Brie Larson, Jacob Trembley et Joan Allen n’en est que plus saisissant et poignant que l’histoire est dure, mais ne devient jamais trop sentimentale. Le réalisateur n’a pas pour but de vous tirer les larmes, mais plutôt de vous montrer toute la brutalité, toute la cruauté et toute la difficulté de cette histoire, qui s’inspire de faits réels. Les acteurs sont ainsi d’une justesse qui nous prend aux tripes et qui fait de ce drame un film absolument exceptionnel. Brie Larson et Joan Allen campent avec émotion des femmes fortes en apparences, mais brisées par cette histoire terrible, tandis que Jacob Tremblay nous livre la vision du monde d’un enfant innocent qui a déjà vécu trop de choses difficiles durant sa jeune vie.
Si certains éléments sont peut-être un peu trop survolés, le film n’en demeure pas un véritable moment d’émotions qui nous reste sur le coeur et dans la mémoire. Touchant, bouleversant, et tellement poignant, Room a été un petit coup de cœur qui restera longtemps dans ma mémoire. Je reverrais avec grand plaisir ce film qui change tellement de ce que l’on voit sur grand écran habituellement, mais qui est d’une qualité indéniable.
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3 commentaires sur « Room, de Lenny Abrahamson »

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