Quand on a que l’humour, d’Amélie Antoine

Résumé :

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.
Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.
Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.
C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.
Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.
Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.

C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

Parution : 4 mai 2017 – Michel Lafon

Genre : Contemporain

Mon avis :

Qu’il est difficile parfois d’écrire son avis sur un roman… Surtout quand tout le monde semble l’avoir adoré, et que, malheureusement, ça ne l’a pas fait avec moi. Si le livre n’est pas mauvais et le sujet bien traité, j’ai en revanche eu plus de mal avec le style de l’auteur et ai trouvé la première partie très longue.

Quand on a que l’humour est un roman qui traite d’un sujet qui n’est pas facile, celui des relations père-fils, et si le sujet est plutôt bien traité, j’ai tout de même eu beaucoup de mal avec l’histoire que nous conte Amélie Antoine. Il faut dire que, dès le départ, je n’ai rien ressenti pour Edouard. Et c’est un sentiment assez étrange que de se dire que l’on n’a ni aimé, ni détesté un personnage parce qu’on est resté insensible à ce qu’il vit et à son histoire. Alors oui, Edouard souffre du manque de son père, mais malheureusement, cela ne m’a pas touché moi.

Au-delà de ça, comme je l’ai déjà dis au début, j’ai trouvé le début du roman très long. En effet, durant toute la première partie, nous suivons uniquement Edouard dans sa vie de tous les jours faites de paillettes et de projecteurs. Et… Là aussi, j’ai eu du mal à comprendre le personnage. Le fait que le récit soit très narratif et laisse peu de place aux dialogues ne m’a probablement pas aidé, mais je pense surtout qu’il m’a manqué un petit quelque chose. Toutefois, le ressenti d’une histoire comme celle-ci étant très personnel, mon propre vécu peut avoir influencé grandement mes impressions de lecture.

Pourtant, loin d’être mauvais, le roman est finalement plutôt intéressant et la deuxième partie m’a été beaucoup plus agréable à lire. Si j’ai eu du mal à accrocher à Edouard, je n’ai pas pu m’empêcher d’adorer Arthur et de comprendre sa souffrance d’avoir vécu avec l’absence de son père. Cette partie-là, tout particulièrement, a fait chavirer mon cœur parce que pour la première fois du roman, j’ai compris un personnage. Avec le recul, je comprends certes mieux le personnage d’Edouard, mais je ne ressens toujours rien pour lui. En revanche, pour Arthur, tout est différent. Plus proche de moi et de mon histoire personnelle, c’est un jeune homme qui m’a beaucoup ému et touché.

Enfin, même si le style d’Amélie Antoine m’a beaucoup dérouté car il est très ancré dans la réalité, je me dois de reconnaître que l’auteur a un véritable talent pour aborder des thèmes aussi sensibles que celui-ci. Plein de psychologie et très travaillé, Quand on a que l’humour pose de bonnes questions sans pour autant y apporter une réponse universelle. C’est un roman qui plaira à nombre de lecteurs et que je relirais sûrement un jour, afin de mieux l’apprécier qu’à ma première lecture. Une découverte qui, bien que mouvementée, va me rester longtemps en mémoire.

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