L’élitisme culturel.

Disclaimer : le but de cet article n’est aucunement de juger qui que ce soit, mais simplement de faire un constat sur le côté parfois inaccessible de la culture aujourd’hui. J’ai parfaitement conscience qu’il existe des moyens d’y accéder, et je ne me permettrai pas de juger du travail des éditeurs & co, ne connaissant pas grand chose des coûts de production d’un objet culturel. Je le répète donc : il s’agit d’un constat que j’ai fais et qui m’a rendu un brin triste, d’où l’envie d’en parler un petit peu par ici.

Comment j’en suis arrivée à faire cet article ? C’est très simple. En accompagnant une amie à Decitre pour trouver un cadeau d’anniversaire pour son père, j’ai jeté un oeil aux parutions de la rentrée littéraire et deux titres en particulier m’ont tapé dans l’oeil. Le problème ? Leur prix. 22€90 pièce pour des livres d’environ 300 pages en moyenne avec une police d’écriture que j’ai trouvé assez « grosse » comparée à ce que je trouve dans les livres que je paie ce prix-là d’habitude et qui sont surtout… Plus épais !

Alors soyons honnêtes, ça m’a saoulé. Je me suis sentie exclue de toute cette hype parce que je n’ai pas les moyens aujourd’hui de payer 50€ pour deux livres que je vais lire très vite. Je suis étudiante, je viens de payer de gros frais de scolarité, j’ai des livres à acheter pour la prépa et j’ai été sidéré devant le prix des livres de la rentrée littéraire. Si je me doute bien évidemment qu’il y a eu du travail derrière, j’ai malgré tout beaucoup de mal à comprendre un prix si élevé qui exclu d’emblée de nombreux lecteurs et créé une forme d’élitisme littéraire.

Plus largement, cette élitisme est très sûrement aussi culturel. Le prix d’un CD ou d’un blu-ray, voire d’une simple place de cinéma ou de concert est parfois vraiment aberrant, surtout quand on pense à combien va toucher l’artiste sur la vente du produit. Et cela m’a rappelé mon voyage à Prague où je n’avais pas visité un seul musée tant ils étaient hors de prix (plus de 10€ l’entrée en tarif étudiant !).

De fait, j’ai aujourd’hui l’impression de vivre dans un monde où on critique le fait que ceux qui n’ont pas ou peu de moyens ne peuvent pas se cultiver, mais où on ne leur permet pas vraiment cet accès à la culture. S’il existe des chèques-livres, des réductions, etc, il n’en demeure pas moins qu’ils ne permettent qu’un accès limité et finalement assez restreint à la culture. Difficile d’aller dans des musées avec des collections variées et intéressantes si vous n’habitez pas une grande ville ou près d’une grande ville par exemple. Pourtant, la culture est la plus belle chose que l’on ai à partager, et aussi la plus importante.

Si internet nous permet aujourd’hui de partager tant, je trouve dommage que les prix des romans (et je ne vise pas que la rentrée littéraire) soient parfois aussi excessifs au point de les rendre inaccessibles à une partie de la population. Si beaucoup paraissent en poche, ce n’est pas le cas de tous et je trouve dommage de devoir se priver de certaines lectures pour des motifs purement pécuniaires car n’oublions pas que toutes les bibliothèques ne sont pas aussi riches et variées que celles que l’on trouve des les moyennes et grandes villes.

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Dream big and travel the world! ✈

Disclaimer : les photos qui suivent dans cet article (à l’exception de la 1ère, au-dessus de ce disclaimer) sont ma pleine et entière propriété et ne sont, de facto, aucunement libre de droits. Merci.

Cela faisait un moment, voire même quelques mois, que j’avais envie d’écrire cet article sans trop savoir comment le formuler, ni comment il va être accueilli. Et puis je me suis dis : « Flûte! Tu aimes voyager, tu voyages pas mal cette année, tu partages tes aventures via tes photos sur IG, pourquoi ne pas en parler ?! » Alors voilà, aujourd’hui, on va parler… Voyage !

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